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    Place d’enfer où le chrono du fauteuil 80 a cessé de fonctionner

    Temps de lecture : 4 minutes 23 heures, théâtre Balthazar, la pièce s’acheva sous les applaudissements des spectateurs. Dernier acte, tous convergèrent direction le café du théâtre, c’était la coutume d’y rencontrer les artistes et prendre le dernier verre. Les discussions y étaient souvent très animées d’échanges culturels, politiques et même pendant l’entracte, où le directeur avait eu la génialité de placer et déclencher un petit chronomètre bien en évidence sur le comptoir pour activer les retardataires, cela faisait pouffer de rire l’auditoire ! C’est dans un brouhaha que Boucle D’or, jeune ouvreuse, s’époumona à casser ses dernières friandises. -Demandez mes exquis-mots ! Ah ! Ahhhh … ! Son cri ébranla la salle. Une…

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    LA BATAILLE DE L’EAU

    Temps de lecture : 4 minutes . Texte d’origine – Histoire en une phrase Ses yeux étonnés, fixes, plantée au milieu du sable saharien, sa cruche de vives couleurs sur ses cheveux crépus et humides par la chaleur, Massy jeune adolescente, reçut une balle perdue en pleine poitrine venant du puit argileux d’où se battaient les hommes noirs du désert pour l’eau ; son cri les arrêta net et prirent la fuite sauf un qui la sauva d’une mort certaine en l’emmenant à dos de chameau la soigner au village voisin. . Narrateur rapproché aligné sur un personnage Mes yeux étonnés, fixes, plantée au milieu du sable, ma cruche de vives couleurs…

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    ZET ET ZOE LA PROMESSE (12-14ans)

    Temps de lecture : 4 minutes -Tu es bien excitée Léa ! -Oui, Papy Max ! Chut ! Tu n’dis rien à personne ! Je kiffe Théo ! Mais on sera plus dans la même école à la rentrée ! C’est nul ! Alors on s’est fait une promesse. -Une promesse ? Quoi exactement ? Léa, douze ans, espiègle et délurée, plisse son front en bombant ses joues remplies de taches de rousseur. Hésite et se lance. -Un secret, c’est un secret. Et elle montre son doigt. T’ul gardes pour toi ? Tu es mon ami.  La main de Papy se lève et tchek Léa, dont la main est déjà décorée de stickers tribal. -On s’est embrassé. Tu vois ? Comme les…

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    Jonathan Livingston, le libérateur

    Temps de lecture : 4 minutes Deuxième Jet suivant le style de l’auteur Sous un soleil radieux, seul, Jonathan Livingston le goéland s’entraine à maitriser son vol. Bec relevé, ailes cambrés, il recherche, sans honte de tomber, à réduire sa vitesse pour contrôler ses efforts. Mais il n’est pas un goéland comme les autres, pendant que les siens s’évertuent à voler pour se nourrir, lui préfère comprendre, développer sa technique et l’atterrissage plutôt que se sustenter. Courrouçant ses parents, sa mère affligée entonne : -Pourquoi Jon ne voles-tu pas comme ceux du clan pour te nourrir ? Tu n’as plus que des rémiges et des os ! -Qu’importe ! Je veux tester mes limites. -Fiston ! relaie…

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    L’éphémère et mortel

    Temps de lecture : 4 minutes Avignon le 31 mars 2008 Madame Le Calm  Places des Etudes 84000 Avignon A Monsieur le Commissaire DEWAERE     Préfecture de Police   75004 Paris                                                                                                                                                                …

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    Coup de Théâtre de Mercedes

    Temps de lecture : 4 minutes Sur la route sombre et boisée la mini Austin noire laquée file à vive allure vers la villa des Bleuets. Minuit bien sonné, les quelques demeures bourgeoises de la périphérie de Montauban ont déjà baissé leurs pavillons lumineux. Seul le jacassement d’Anne-Sophie De Trébuchet résonne dans le minuscule habitable austinien, dû sans aucun doute aux nombreux verres d’un couteux Montrachet, qu’elle a siroté comme une pocharde chez leurs meilleurs amis. Au vue de l’état d’ébriété de son épouse, De Trébuchet avait pris le volant d’une mimique dégoutée.  Conduire cette caisse à savon comme il l’appelle, le fit regretter d’avoir laissé Mercedes, sa merveille, au garage…

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    L’éternel Pacha

    Temps de lecture : 4 minutes Extrait 1 Version corrigée -Léo ! Le surnom que l’on me donne. Pfff ! Mes maitres m’ont affublé de cette sonorité impossible à retraduire dans mon code de chat ! Ils scrutent mes réactions et tentent d’infiltrer mon cerveau pour décoder et se demander à quoi puis-je bien penser ? Pour sûr, je ne donnerais pas ma langue au chat !  Hi ! de l’humour j’en ai aussi. Ils sont maladroits. Ah les homo-sapiens, savent-ils que je les appelle ainsi ?  Il leurs suffit de quelques matières grises supplémentaires –en poids, évidemment- pour que leur outrecuidance me fasse gentiment sourire. Mais elle, je l’aime bien. Son odeur de fleurs, ses mains lisses…

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    Mortelle réécriture

    Temps de lecture : 4 minutes Méditative, assise au bureau, je regarde la flamme de la bougie vaciller et danser. Son odeur de gardénia emplit la pièce d’une flagrance doucereuse. Elle brule comme cette idée qui me trotte depuis quelques temps.  Elle fait son chemin jusqu’à ma conscience. Est-ce l’actualité du moment, avec toute cette diffusion d’infos terribles sur la pédophilie et l’inceste qui fait resurgir l’écriture de cette nouvelle datant de quelques mois. Est-ce mon âme sensible que veut frapper fort et reprendre le personnage de Cléane pour lui donner toute sa force et son envie de se battre ? Quoi qu’il en soit, parmi toutes celles de mon recueil, avec…

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    Archie contre les pirates

    Temps de lecture : 5 minutes -C’est bon les gars, on arrête de cueillir. La vieille sorcière Pétronille a demandé quelques brins de bruyères et d’ajoncs, dit Archie. Je me demande qui elle a encore dans le pif pour fabriquer toutes ses potions. Nos trois compères Archie, Barthélémy et Maturin, huit ans bien sonnés, connaissaient bien la lande du Morbihan. Ils adoraient y venir à la nuit tombée comme ce soir. Les chauves-souris leurs effleuraient les cheveux et ça les faisaient rire ! Leurs sabots en guise de chausses (hé oui, on est en mille huit cents) martelaient le sol de « clac, clac » faisant écho au hululement du hibou…

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    La Muse de Paris

    Temps de lecture : 4 minutes Tête baissée, épaules voutées, secoué de sanglots, son feutre masque ses larmes qui se mêlent à la pluie. Octave dérape régulièrement sur les pavés glissant qui le ramènent vers sa chambre mansardée. Il n’évite même plus les calèches qui s’écartent à son passage sous les jurons des cochers, et évoque les automates du jardin des tuileries. L’eau imbibe les lattes de son palier et les trois étages n’ont pas suffi à calmer sa douleur. Sa besace posée sur la table face à l’unique fenêtre de la pièce se dépeint d’encre. A l’intérieur, les stigmates de la pluie ont fait leurs ravages sur ses écrits. Le…